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27 février 2018

Hôtel Alpina : quand la montagne est un luxe

hotel alpina

Au coeur des montagnes helvétiques, il existe un écrin à sensations et à plaisirs purs, l’Hôtel Alpina à Gstaad. Le lieu détient un ADN rare, entre discrétion helvétique et luxe contemporain.

Il faudrait emprunter la voie ferrée qui serpente le paysage bucolique de Montreux à Gstaad. S’élever, littéralement de la plaine, les yeux collés derrière les vitres du wagon pour découvrir et savourer le panorama enchanteur et hypnotique de la région. Le luxe débute déjà, dans cette lenteur, ce temps pris pour cheminer jusqu’à la gare de ce village de montagne. L’Alpina et son service attentif, son accueil chaleureux sans redondance, la présence discrète et bienveillante du personnel, se devinent dès la descente du train. Quelqu’un attend sur le quai, une berline électrique, toutes portes relevées patiente plus loin. Quelques virages, puis une galerie souterraine privée, aux allures de film d’espionnage mène droit à l’entrée de cet Hôtel somptueux, au luxe sans tapage.

Il a été inauguré en 2012, pourtant on pourrait l’imaginer dans cette enveloppe depuis toujours. Pas de fanfaronnade architecturale, de grandiloquence, l’hôtel est tout en discrétion helvétique. Il s’imbrique naturellement avec les éléments alentours. Des matériaux vernaculaires – sapin, calcaire et granit – le savoir-faire régional rendu contemporain par le bureau d’architecture londonien, HBA parfait cet antre paisible où l’effervescence n’a pas cours. 56 chambres aux airs de chalets montagnards, des couleurs douces, une ambiance feutrée, des oeuvres d’art essaimées que les connaisseurs découvrent ébahis – un John Armelder, un Calder invité pour un temps, des découpages traditionnels de la région encadrés, entre autres. Un mélange des genres savamment instillé ci et là dit subtilement que l’authenticité n’est, ici, pas factice. Le jardin participe aussi à la paix des lieux. 20’000 mètres carrés, des recoins qui le font paraître moins vaste pour ne pas jouer aux grands seigneurs. Et cette ingéniosité, aucune voiture ne trouble la quiétude de l’endroit. Ca paraît insignifiant, c’est un détail fabuleux et encore une fois, un privilège. Mot qui caractérise indiscutablement tout séjour à L’Alpina. Unique au monde, privilège des privilèges, la Suite Panorama. Une résidence privée de 400 m2 sur deux étages, un luxe inouï d’intimité, où l’on peut, à sa guise, se mélanger à la vie de l’hôtel ou rester à demeure, choyé et par le personnel et par les délices des chambres, des pièces à vivre ou du jacuzzi qui surplombe le village bernois.

Manger, autre merveilleuse bénédiction de l’Hôtel. Le restaurant «Sommet» (18 points au Gault & Millau, 1 Etoile Michelin) tenu par la main du chef autrichien de Martin Göschel ravit les papilles et les pupilles de qui déguste les plats aux saveurs fines, aux mélanges inattendus. Une deuxième table, le «Megu», restaurant japonais raffiné d’abord par son design concocté par Noé Duchaufour-Lawrance qui explique : « J’avais l’idée de refléter le rapprochement de ces deux univers – la clarté japonaise et la grâce des montagnes suisses ». Le directeur exécutif Martin Göschel, travaille de concert avec le head chef Takumi Murase et le head chef sushi Tsutomu Kugota. Une expérience à déguster, les sens en alerte.

Pour parfaire le séjour, un Spa. Pas n’importe quel spa, prétexte de tout hôtel aujourd’hui. Le «Six Senses», le premier en Suisse, tient compte avec une attention acérée des demandes et des besoins de chacun. Des programmes sur-mesure, des cures détox ou tibétaines entre autres propositions, des conseils pointus, des gestes sûrs sont élaborés au gré des envies des clients. Encore une fois, tout est raffinement et privilèges voluptueux. Encore une fois également, le cadre peaufine l’ambiance. Un design alpin associé à celui du japon, une piscine intérieure surmontée de deux jacuzzis, hamman, sauna, grotte de sel de l’Himalaya, salles de sport ou de yoga, bar à jus ou encore cabine de flottaison parachèvent la sensation de déconnexion totale des préoccupations du monde extérieur.

Le Directeur Général, Eric Favre, tout en modestie helvétique, veille sur la maison dans un calme olympien. Il est présent, l’air de rien, toujours prêt à écouter les desiderata des uns et des autres. Son équipe entière, paraît accordée au même mode de faire : une présence serviable, une sollicitude naturelle, sans chichis ampoulés. Un privilège, assurément par les temps qui courent. Le plus grand luxe de l’Hôtel Alpina se niche dans cette révérence de l’accueil, avec une grâce pudique qui laisse à penser, à chacun, que le privilège c’est votre présence. Ici et maintenant. Pour un jour ou plus. Le temps de recharger les batteries avant d’emprunter le chemin du retour.

par Sarh Jollien Fardel

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Evasion